Le Vieux Grenier : une « succeSs story » familiale

À peine sorti de l’enfance, Christian Audergon s’est lancé avec passion dans le métier de boulanger. Aujourd’hui « Grand Maître » de l’Ordre des Chevaliers du Bon Pain, avec son fils Cédric et son épouse Françoise, il gouverne Le Vieux Grenier, un petit « empire » boulanger qui perpétue les traditions artisanales et se distingue par sa fidélité aux produits du terroir fribourgeois.
« C’est mon oncle Jean-Claude qui m’a filé le virus de la boulangerie. J’avais à peine douze ans. Il faisait de la vente directe à Courtepin. C’est chez lui que j’ai fait mon apprentissage. En 1991, j’ai repris sa petite entreprise, et neuf ans plus tard j’ai créé Le Vieux Grenier », raconte avec un bel entrain celui qui se définit comme un « terrien » au service de celles et ceux qui, à chaque repas,
ne peuvent pas se passer d’un bon morceau de « brignole ».
La meilleure Cuchaule 2025
L’année dernière, la famille Audergon a remporté le premier prix, ex æquo, de la meilleure Cuchaule AOP, avec une note de 98 points sur 100, ce qui atteste de la qualité supérieure de sa brioche safranée fribourgeoise. Elle a partagé cette distinction avec Bertrand Jonin, Pâtissier à Mézières, près de Romont, la boulangerie Aligro, à Matran, et COOP Boulangerie Maison à Villars-sur-Glâne
Outre son centre de production de Grolley, le Vieux Grenier dispose désormais de trois points de vente, à Courtepin, Corminboeuf et Noréaz. On y trouve un bel assortiment de pains, de viennoiseries, de pâtisseries, etc., ainsi que tous les grands classiques du terroir boulanger local, à commencer bien-sûr par la Cuchaule AOP. « J’ai aussi passé mon certificat de cafetier-restaurateur afin d’ouvrir un tea-room dans l’une de nos boulangeries et des bars à café dans les deux autres » tient à préciser ce patron à la bonne humeur communcative.

Un « survivant » prospère
« Nous sommes des survivants… Il reste encore une bonne soixantaine de boulangeries artisanales dans le canton, mais la concurrence est rude face à la grande distribution et aux shops de stations », constate Christian Audergon avec une pointe d’humour. Il ajoute aussitôt : « Mais on ne se plaint pas. Pour nous tout va bien ! »
Il y a douze ans, le fondateur a été rejoint par son fils Cédric qui a fait ses écoles de boulanger-
pâtissier-confiseur. Il a pris la direction de la maison qui « arrose » de ses produits plusieurs magasins et restaurateurs du canton. « Nous employons cinq personnes en production et une douzaine à la vente, à temps plein ou partiel », indique-t-il. L’entreprise dispose aussi d’un service traiteur spécialisé notamment dans les tourtes.







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