Une visite à Écublens, chez Julien Dorthe

© Le Cafetier

Pour Julien Dorthe le mot « terroir » a quelque chose de magique. Pour ce fils de la campagne, fier de son ancrage rural, ce terme suggère l’authenticité du pays profond, suscite des sourires gourmands et stimule un sain appétit. En prenant, le 1er avril dernier, la direction de Terroir Fribourg, l’association de promotion des produits du riche patrimoine alimentaire de son canton, il a réalisé un rêve qui manifestement le remplit de félicité.Pour Julien Dorthe le mot « terroir » a quelque chose de magique. Pour ce fils de la campagne, fier de son ancrage rural, ce terme suggère l’authenticité du pays profond, suscite des sourires gourmands et stimule un sain appétit. En prenant, le 1er avril dernier, la direction de Terroir Fribourg, l’association de promotion des produits du riche patrimoine alimentaire de son canton, il a réalisé un rêve qui manifestement le remplit de félicité.

« C’est un travail vraiment incroyable : le matin on peut discuter avec Didier Castella, le Conseiller d’Etat qui est à la tête de l’agriculture et des forêts ; à midi, visitez une boulangerie ou une boucherie, et le soir assistez à une assemblée de cafetiers », explique-t-il. Et il précise : « Lorsque vous dites “terroir”, le mot est tellement positif qu’il suscite aussitôt de la sympathie. Vous êtes toujours reçu avec bienveillance ! De plus, je bénéficie du soutien d’une équipe vraiment formidable, très compétente et très motivée. » 


Un environnement champêtre

Le nouveau héraut du terroir fribourgeois est né il y a 39 ans d’un papa menuisier et d’une maman aide-pharmacienne, dans le petit village d’Écublens, dans le district de la Glâne, à un petit jet de pierre du canton de Vaud. C’est là, immergé dans la ruralité, qu’il vit toujours et qu’il nous a reçus, entouré de son épouse Marylène et de ses deux jeunes enfants, Louis et Zoé. Petit-fils d’un laitier du village voisin d’Auboranges par sa mère, c’est tout naturellement qu’au sortir de l’adolescence il a choisi de se former aux métiers d’agriculteur, puis d’ingénieur agricole.

« J’ai d’abord travaillé pour une entreprise spécialisée dans l’alimentation animale que j’ai quittée lorsqu’elle a été rachetée par un grand groupe américain. Avec d’anciens collègues, nous avons fondé Anitech SA, une société de conseil aux éleveurs et aux fabricants d’aliments pour animaux. Je pensais alors ne pas quitter ce travail qui me plaisait. Sauf, sauf… si l’occasion se présentait de prendre la direction de Terroir Fribourg. Lorsque j’ai appris que la succession de Pierre-Alain Bapst, qui partait pour Swiss Wine, était ouverte, je n’ai pas hésité », raconte-t-il. Il ajoute aussitôt, en riant : « On m’a vite fait remarqué que je passais de l’animal à l’Homme. »

Julien Dorte, chez lui à Écublens. 

Menu de la Bénichon et saucisse d’armailli

Interrogé sur ses goûts alimentaires, il répond sans hésiter : « Le traditionnel menu de la Bénichon. J’adore ! ». Son épouse qui l’écoute s’immisce alors dans la conversation : « Oui ! … Mais son vrai péché mignon c’est la saucisse à rôtir avec de la purée. » La saucisse à rôtir ? Il précise : « Celle de la confrérie de Barbus de Gruyère qui perpétuent l’héritage des armaillis. Ils en produisent artisanalement en petites quantités. Elle est fameuse. » Un restaurant que vous aimez ? « Celui de Sébastien Suard, à Rue… » (Ndlr : le restaurant de l’Hôtel de Ville, dans le village médiéval de Rue, non loin d’Écublens).

Dernier détail : Julien Dorthe est un fana de sonnailles. Dans un local attenant à son domicile, il expose une incroyable collection de cloches de vache qu’il a patiemment moissonnées dans les campagnes romandes et, pour quelques-unes, dans le Jura français. Mon Dieu ! Mais combien y en a-t-il ? « Je ne sais pas… Beaucoup ! (Rires) »

www.terroir-fribourg.ch

Une partie de l’incroyable collection de sonnailles de Julien Dorthe. © Le Cafetier

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