Manifestation du 14 juin - G7 bonnes raisons de m’inquiéter

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Alors que le G7 d’Évian approche à grands pas, la tenue de la grande manifestation du 14 juin dans les rues de Genève reste incertaine. À l’heure de l’écriture de ces lignes, les organisateurs n’ont pas encore accepté le parcours proposé par les autorités.

En cas de débordements, le Conseil d’Etat a dans tous les cas prévu une aide financière qui pourra être versée sous forme de remboursement de frais effectifs ou d’une avance. Dans le second cas, elle pourra être allouée rapidement sans attendre le décompte final des dommages causés. Seront éligibles à l’aide financière extraordinaire :

- Les dommages causés aux vitrines, façades, portes, enseignes et installations fixes ;

- Les dommages causés aux locaux commerciaux ;

- Les dommages causés au mobilier, aux équipements, aux machines et aux marchandises.

Si cette enveloppe financière a le mérite d’exister, elle reste largement insuffisante face à la réalité des risques. Pour rassurer le tissu économique genevois, le Conseil d’État ne pourra plus esquiver ces sept questions cruciales laissées en suspens :

1. La perte de chiffre d’affaires : Qui indemnisera le manque à gagner des commerces qui subiront une perte de clientèle due à la généralisation du télétravail sur cette période ?

2. Le coût du vandalisme prolongé : Qui dédommagera en cas de fermeture forcée à long terme si une boutique est saccagée ?

3. La sécurisation préventive : Qui paiera la facture de l’installation des palissades et des protections anticasseurs ?

4. Le salaire des employés : Qui prendra en charge la rémunération des collaborateurs incapables de se rendre sur leur lieu de travail ou de télétravailler ?

5. Le blocage des frontières : Qui compensera la fuite de la clientèle transfrontalière provoquée par le filtrage strict des douanes ?

6 . L’impact sur les assurances : Qui assumera l’augmentation inévitable des primes d’assurance pour les entreprises qui devront déclarer un sinistre ?

7. La garantie de sécurité : Qui, en dehors de la conseillère d’État Carole-Anne Kast lors de son intervention au 19h30 le 13 mai dernier, peut prétendre que la sécurité des biens et des personnes sera garantie à 100 % lors de la manifestation autorisée du 14 juin ? 

Nous avons ainsi, en tout cas, sept bonnes raisons de nous inquiéter des conséquences du G7 d’Évian sur l’économie genevoise en général, et sur le secteur de l’hôtellerie-restauration en particulier. La Société des Cafetiers, Restaurateurs et Hôteliers de Genève (SCRHG), section genevoise de GastroSuisse sera à vos côtés pour vous soutenir dans vos démarches et réclamer un soutien à la hauteur de vos besoins.

Manifester contre la globalisation de l’économie et ses excès est une chose, détruire l’économie locale de proximité en est une autre. Nos établissements, déjà fragilisés par le contexte économique actuel, ne peuvent pas servir une nouvelle fois de variables d’ajustement.

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