Le rosé a le vent en poupe

C’est un vin de convivialité par excellence et les Suisses en sont friands. Selon le dernier rapport du Marché suisse des vins en grande distribution, les rosés helvétiques tirent leur épingle du jeu avec une croissance de 8 % des ventes en 2025.

Le vin rosé trouve ses origines dans l’Antiquité, lorsque les premières vinifications donnaient naturellement des vins clairs, proches du rosé, faute de techniques de macération maîtrisées. Déjà, les Grecs et les Romains consommaient des vins peu colorés, obtenus par un pressurage rapide des raisins. Au fil des siècles, les méthodes se sont perfectionnées, notamment en Provence, aujourd’hui région emblématique du rosé. Ce vin s’est imposé pour sa fraîcheur et sa convivialité, devenant un symbole de partage et de légèreté. Consommer du rosé, c’est renouer avec les origines du vin. En fondant Marseille il y a 26 siècles, les Grecs ont implanté les premières vignes en Provence. Les vins produits à cette époque étaient de couleur claire. La raison ? La macération des jus avec les peaux était alors inconnue ou peu pratiquée. 

Pressée ou saignée

Le vin rosé peut être élaboré selon deux méthodes distinctes : la pressée ou la saignée. Les rosés issus de pressée sont élaborés à partir de pressées directes de grappes à pellicules noires. Le jus ne demeure pas au contact des peaux qui apportent les anthocyanes, c’est-à-dire la couleur, étape nécessaire pour l’élaboration des vins rouges. Séparés rapidement des matières solides, ces jus clairs, commenceront leur fermentation séparés de leurs bourbes préalablement décantées.

Possédant peu de tanins issus de la peau, ils ne seront pas aptes au vieillissement. Leur couleur rose pâle permet de les identifier et de les classer en vin rosé de pressée.

La palette de couleurs des rosés de pressée va du rose presque blanc ou rose pâle, et finit sur des couleurs saumonées.

Les rosés de saignée sont plus colorés. Contrairement aux rosés de pressée, où la couleur la plus pâle possible est recherchée, le rosé de saignée consiste à laisser macérer le jus clair au contact des peaux afin qu’elles apportent une coloration plus soutenue. Une fois la couleur désirée obtenue, le vigneron procède à une ponction partielle du jus situé sous le gâteau de marc composé de peaux qui flottent sur le moût. Cette ponction est appelée saignée. Leurs couleurs sont rose framboise, grenadine, œil de perdrix…

Vin de plaisir

Quelle que soit la méthode d’élaboration, le rosé est un nectar de plaisir. Friands, gouleyants, festifs, ces vins sont de tous les apéritifs et repas estivaux. Vins de la convivialité par excellence, ils savent se muer en crus de festins et de réceptions distinguées. Les rosés helvètes sont issus de raisins noirs à jus blanc. Ils sont élevés avec grand soin. Ce sont des crus racés, d’une très grande finesse d’arômes, ciselés pour satisfaire les palais les plus avertis et exigeants.

Les bons accords

Un rosé pâle affichant une vive acidité se marie parfaitement avec des poissons grillés, des ceviches, de la cuisine asiatique ou encore un fromage de chèvre frais. Un rosé plus structuré et puissant fait la paire avec une viande grillée, de la charcuterie, et, pourquoi pas, une belle ratatouille. Œil-de-perdrix, rosé de Gamay, d’assemblage de cépages, ou encore Dôle blanche… À vous de jouer ! Les producteurs helvétiques peuvent satisfaire toutes les envies de vos convives.

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