Richard Chassot ouvre les portes de la 9e édition de Divinum

Ancien champion cycliste, Richard Chassot a fondé avec son frère la société Chassot Concept SA, spécialisée dans l’événementiel. Depuis 2007, son entreprise organise, par exemple, le Tour de Romandie. Grand connaisseur et amoureux du monde vitivinicole, Richard Chassot est aussi le fondateur de Divinum, le Salon suisse des vins dont la 9e édition aura lieu au Parc des Sports de Morges, du 25 au 30 mars prochain. Charismatique, passionné, mais aussi très sollicité, il a trouvé le temps de se confier à nous, entre optimisme et interrogations sur l’avenir du vignoble suisse auquel il est particulièrement attaché.

Comment se présente le « bébé » si vous me passez l’expression ?

Richard Chassot : (rires)… Eh bien, il se présente très bien. Toute l’équipe a travaillé d’arrache-pied, et ce n’est pas fini, jusqu’à la dernière minute ! Cette année nous sommes parvenus à remplir le Parc des Sports. Nous attendons 150 exposants. C’est un record en termes de participation. Bref ! Nous avons toutes les raisons d’être très satisfaits. Nous espérons vivement que les visiteurs seront eux aussi au rendez-vous.

Dans le détail…

R. C. : Comme par le passé, les vins de la Côte, une région à laquelle nous sommes sentimentalement très liés, ont une place un peu à part. Mais le vignoble romand dans son ensemble est très très bien représenté, ainsi que le Tessin. Les vins de Suisse alémanique sont cette année nos hôtes d’honneur, grâce à une collaboration avec Swisswine, ce qui témoigne de notre volonté de promouvoir la production indigène. Mais de nombreux amis étrangers, français notamment, seront également présents. Je crois que nous avons là un très bel équilibre auquel le public sera sensible.

© chassotconcept.ch
Une participation record dans un contexte pourtant morose, n’est-ce pas paradoxal ?

R. C. : Le métier de vigneron est particulièrement difficile, notamment ici en Suisse où les domaines sont souvent situés sur des terres qui exigent énormément de persévérance. Un vigneron ne sait jamais à l’avance ce qu’il va produire, à la fois en termes quantitatif et qualitatif. Il est soumis à de nombreux aléas et à beaucoup d’incertitudes. C’est très dur psychologiquement. Actuellement, le marché du vin traverse un moment difficile. Mais les vignerons sont bien obligés de se faire connaître et de vendre leurs vins, ce qui explique en bonne partie leur présence… Et nous sommes là pour les aider. Il y va de l’avenir de nos vignobles.

Vous voulez-dire que les difficultés du moment ont en quelque sorte stimulé
la participation ?

R. C. : Sans doute, oui ! Un vigneron ne peut pas rester les bras croisés et attendre que les choses se fassent. Il doit se montrer et faire connaître ses vins… Divinum lui offre cette opportunité. 

Quel regard portez-vous sur les vins sans alcool dont la production et la vente sont en constante progression ?

R. C. : C’est un secteur que nous ne pouvons plus négliger, au regard de l’évolution des habitudes de consommation, notamment chez les plus jeunes. Cette année nous accueillons deux stands qui en proposent, l’un exclusivement, l’autre en parallèle avec du vin traditionnel. Bon ! Il y a toujours une forme de duel entre ceux qui estiment que ce n’est pas vraiment du vin et ceux qui pensent le contraire. 

Selon vous… ?

R. C. : Personnellement, j’estime que la plupart des amateurs de vin cherche la saveur et l’authenticité des terroirs et non l’ivresse. Il y a sans doute encore des progrès à faire. Mais on ne peut pas ignorer qu’il existe un intérêt grandissant pour ce produit, aussi bien chez les professionnels que chez les consommateurs. D’un autre côté, je suis certain que jamais on ne renoncera aux excellents crus traditionnels. Les deux produits sont manifestement appelés à cohabiter…

Vous arrive-t-il d’en boire ?

R. C. : J’ai deux grands garçons qui ont passé la vingtaine. Lorsqu’ils doivent prendre la route, on boit volontiers un vin mousseux sans alcool. Mais à d’autres occasions, on ne se prive jamais d’une bonne bouteille de vin classique… Et c’est toujours un grand plaisir !

Merci du temps que vous nous avez consacré, et tous nos vœux de succès.

R. C. : Merci à vous… Nous comptons sur votre présence à Divinum !

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