Un beau parcours de chef… et bientôt la retraite !

Visage attachant de la restauration en Lavaux et chef unanimement loué pour sa cuisine authentique et gourmande, Peter Hasler annonce son prochain départ. À 65 ans, après une vie entière consacrée à flatter les papilles des gourmands les plus exigeants, celui qui anime les riches heures du Restaurant-Café de Riex, depuis plus d’une décennie, rendra son tablier à la fin de cette année pour une retraite « bien méritée », selon la formule consacrée.
« La propriétaire des lieux, Ghislaine Magnin, et moi, sommes d’ores et déjà en train de chercher la personne qui me succèdera. Ce sera forcément une femme ou un homme qui partage notre philosophie, celle d’un établissement au décor singulier, attaché à ce coin de pays, à ses particularités, à son terroir et à une cuisine authentique et de saison », nous a confié cet homme généreux, dévoué depuis son adolescence aux arts de la table.
Une vocation toute tracée
Déjà gamin, Peter Hasler avait choisi sa vocation : « Mes parents étaient restaurateurs dans le village de Signau, dans l’Emmental dont je suis originaire. J’ai très vite su que je voulais suivre leur voie. » C’est à Berne, dans des établissements réputés, que le jeune cuisinier fait son apprentissage. Comment a-t-il échoué sur les bords du Léman ? « Dans les années 1980, il était d’usage venir en Suisse romande pour apprendre le français et s’initier à la cuisine française. J’ai donc passé une année à l’Auberge du Raisin, à Cully », raconte-t-il.
Manifestement conquis par le « Raisin », établissement réputé loin à la ronde, et par le charme de la région, de ses vins et de ses uniques vignobles en terrasses, il y retournera un peu plus tard, cette fois comme cuisinier attitré. Il y restera jusqu’en 2013, date de son arrivée à Riex, à la tête d’une petite équipe qui partage son rêve : créer un endroit de vie chaleureux, dévolu à une cuisine soignée et gourmande, fleurant bon le terroir… Son pêché mignon ? « Avec mon équipe, j’adore préparer des plats mijotés, comme les joues et les jarrets de porc. Mais nous sommes aussi très attentifs à ceux de nos clients qui souhaitent des plats plus légers. »
Un jardin et des cours de cuisine
À quoi va-t-il occuper sa retraite ? Son épouse Doris qui, « dans l’ombre » comme elle dit, assure la comptabilité et une partie de l’intendance du restaurant, profite de son hésitation pour répondre à sa place : « Il a un magnifique jardin. Il a de quoi s’occuper… ». Lui précise, en rigolant : « J’y cultive les herbes aromatiques pour mes recettes. On verra ! … J’ai aussi été sollicité pour donner des cours de cuisine ce qui ne me déplairait pas. » Ce grand-papa nous confiera aussi vouloir s consacrer davantage à sa famille…
En attendant son départ, clients fidèles et gourmands curieux de découvertes ont jusqu’à la fin de l’année pour goûter l’hospitalité et savourer les recettes alléchantes de ce chef bienveillant au contact chaleureux. Il y a deux ans, son établissement a reçu le « Bib gourmand » du Guide Michelin. Indépendante des fameuses étoiles, cette récompense distingue les restaurants offrant le meilleur rapport qualité-prix ; ceux qui proposent une cuisine soignée, savoureuse et de qualité… à un prix raisonnable.
Le « Bib » (diminutif du bibendum Michelin) met en avant les « bonnes petites tables », comme celles du chef Hasler…









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