Les vins toscans se dégustaient au Beau-Rivage

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Le 29 février dernier, il fallait se rendre à l’hôtel Beau-Rivage de Genève pour déguster les vins toscans du Consorzio Tutela Montecucco (Consortium de la dénomination d’origine Montecucco) et découvrir des crus remarquables. 

«Le vin, c’est des émotions et un territoire». Ainsi s’exprimait Carmelo Claudio Tipa, président du Consorzio Tutela Montecucco (Consortium de la dénomination d’origine Montecucco), à l’occasion de la dégustation des vins toscans Montecucco, qui se tenait le 29 février dernier à l’hôtel Beau-Rivage de Genève. D’abord le territoire: sept communes de la province de Grossetto, au sud de Sienne, pour les dénominations Montecucco, Montecucco DOC et Montecucco Sangiovese DOCG (80% de San Giovese), où l’on pénètre «comme dans un autre monde, fait de campagnes, d’oliviers, de châtaigniers» explique Carmelo Claudio Tipa. Les méthodes et pratiques vitivinicoles remontant aux Etrusques ont été redécouvertes et reproduites, passant, avec les années, d’un petit commerce local de raisins à une production qui fournit aujourd’hui le monde entier. La proximité de la Mer tyrrhénienne et du volcan Mont Amiata (désormais éteint) permet une ventilation optimale-qui contrebalance un climat dur- et une amplitude thermique idéale, avec un bon apport hydrique en période hivernale et des étés longs et ensoleillés. Soit des conditions climatiques extrêmement favorables pour les vignes.

Vignes et oliviers
Ensuite la passion: le Consortium Montecucco est né en 2000, grâce à l’engagement et l’enthousiasme que les vingt membres fondateurs ont mis dans cette aventure. Le développement a commencé avec une petite dizaine de producteurs et quelques milliers de bouteilles. Ce sont désormais 60 viticulteurs, qui produisent deux millions de bouteilles, et une production qui va continuer à croître dans les prochaines années. Malgré le développement de la Doc et l’hétérogénéité des producteurs, le point commun demeure l’absolu respect pour la campagne et ses produits, dans un climat de symbiose totale entre l’homme et la nature. C’est justement cette recherche constante de qualité qui a porté le Sangiovese vers la DOCG (dénomination d’origine contrôlée et garantie), depuis les vendanges de 2011. Résultat: des vins complexes, fruités et puissants, comme le Poggio al Gello, une entreprise vitivinicole de 16 hectares fondée en 1998, au cœur des collines de Montecucco DOCG, dans la région de Maremme, gérée par Giorgio Nelli et Alda  Chiarini. «Nous gérons quatre hectares de vignes et cinq hectares d’oliviers, avec 1300 arbres de trois variétés différentes; tous nos produits sont bio, notre Sangiovese, Pugnitello ou Vermentino sont de vrais produits locaux où nous mettons tout notre amour et notre savoir-faire», explique Alda Chiarini. Il suffit de goûter ses vins et son huile d’olive pour comprendre à quel point elle dit vrai. 

Nathalie Brignoli