Succès total de la Saint-Martin de Peissy

Les sept barriques mises aux enchères ont trouvé preneur. / © Relais Media

Le 8 novembre, Pessy fêtait pour la vingtième fois la Saint- Martin, le patron des vignerons, dans une ambiance chaleureuse et populaire. Les dégustations de vins dans les caves ont suivi la vente aux enchères.

Ils ont été plus de 4000 à se rendre à Peissy pour la 20e Saint-Martin locale. A Peissy, les sept caves et domaines ont ouvert leur chai pour faire déguster les différents crus de l’appellation. Robert Cramer, conseiller aux Etats, avait donné le coup d’envoi de cette 20e édition dans la matinée.  Le nombreux public, composé de familles et d’expatriés de tout âge, a répondu présent. Beaucoup ont participé au concours «à la découverte des caves et du vignoble de Peissy». Animations musicales, balades à poney complétaient le programme de la journée, radieuse. Cette année encore, l’Académie du Cep, dont le Grand-Maître Francis Mottaz, participait à la fête.

Vente aux enchères publiques
Le succès de l’année dernière de la vente aux enchères de sept barriques de 225 litres ne pouvait qu’inciter les organisateurs à réitérer l’opération. Cette année encore, ce sont des négociants, restaurateurs, associations et clubs qui ont remporté les différentes mises. Les vignerons de Peissy proposaient à la vente, les meilleures cuvées du millésime 2013, au Domaine des Bossons où se déroulait la vente aux enchères publiques sous l’égide du commissaire-priseur Maître René Pantet. Les crus uniques et limités à 300 bouteilles, puisque chacune des sept barriques est différente, seront livrés en décembre aux acquéreurs avec une étiquette personnalisée et signée «Cuvée 912». En effet, l’année 912 marque l’histoire du village et de son vignoble puisque c’est de cette époque que date la donation des terres au Prieuré de Satigny, incluant notamment le village de Peissy et ses vignobles, par une noble famille française. Les bénéfices de cette vente sont reversés, comme l’année dernière, à l’association Hôpiclowns Genève, qui se charge d’améliorer la qualité de vie à l’hôpital.

L’âne de Saint-Martin
Selon la légende, Saint-Martin se serait assoupi dans les vignes de l’abbaye de Marmoutier tandis que son âne en aurait profité pour se délecter des jeunes sarments. A son réveil, le pauvre homme ne put que constater les dégâts et alla immédiatement se confesser à l’abbaye. Quelques temps plus tard, la surprise des moines était de taille puisque, alors qu’ils avaient l’habitude de récolter de petites grappes acides qui donnaient un vin aigrelet, ils découvraient cette fois-ci de beaux grains sucrés qui allaient produire un nectar bien meilleur que d’habitude. C’est à partir de là que l’on se mit à tailler court la vigne. C’est cette légende que l’on continue à entretenir et cette année encore Saint-Martin et son âne étaient de la partie.
Frédéric Finot