Un Festin neuchâtelois tout en délicatesses

L’incontournable saucisson IGP.

Un Festin neuchâtelois tout en délicatesses

Le formidable succès du festin du millénaire de la ville de Neuchâtel en septembre 2011 a incité GastroNeuchâtel à réitérer l’événement en organisant tous les deux ans un festin neuchâtelois élargi à tout le canton. La troisième édition se tenait le dimanche 8 mars et une fois de plus, le succès était au rendez-vous. 

Plus de 800 personnes ont dégusté le menu du festin neuchâtelois parmi lesquelles on dénombrait une dizaine de parlementaires fédéraux ainsi que plusieurs conseillers d’Etat du canton de Neuchâtel mais également d’autres régions de Suisse.
Alors que les deux précédentes éditions se tenaient en septembre, les organisateurs ont préféré retenir une date début mars pour organiser leur festin neuchâtelois. Trop d’événements ont lieu à la fin de l’été alors que la fin de l’hiver est plus calme. Pour cette troisième édition, 12 établissements répartis dans tout le canton s’étaient inscrits et proposaient chacun un menu de 12 plats en quatre services composés uniquement de mets faits maison et réalisés à base de produits du terroir. Cette année, le menu se composait pour le premier service de bondelle fumée du lac et de gelée de pied de veau à la lie. 
Pour la première partie du deuxième service, un poisson du lac à la neuchâteloise et pour la seconde partie, un pot au feu et son bouillon à la moelle et un saucisson neuchâtelois IGP sur pétcha étaient proposés. Pour le troisième service c’est un agneau neuchâtelois aux légumes du marché et tourte aux poireaux qui régalait les convives tandis que le quatrième service de décomposait en deux parties, la première proposait gruyère AOP, Bleuchâtel, Britchon, tomme neuchâteloise et bricelets salés et la seconde, les desserts, déclinait délice Philippe Suchard, parfait glacé et crème bachique au non filtré. Pour terminer, bricelets sucrés et mignardises des confiseurs étaient servis avec le café. Les chefs pouvaient également rajouter leurs propres spécialités de leur création.
Le service effectué sur plats plutôt que sur assiettes favorisait la convivialité et l’ambiance chaleureuse à de grandes tables d’hôtes.

Terroir et slow-dating
L’organisation cherche ainsi à promouvoir le canton et sa gastronomie sous la devise «Emotion et savoir-faire». Outre les repas du festin proposés, six marchés de district proposaient au public, produits du terroir et spécialités locales contribuant ainsi à faire de cette journée une vraie fête populaire. Chaque participant, restaurateurs ou exposants s’engage à  respecter la charte du festin neuchâtelois qui précise en huit points les objectifs et la philosophie de la manifestation.
Pour cette édition, quatre établissements proposaient un slow dating. Des tables étaient réservées aux célibataires selon leurs tranches d’âges pour qu’ils puissent faire connaissance tout au long du repas. C’est le community manager, Bertil Suter qui en a eu l’idée. Célibataire lui-même, il souhaitait être accompagné d’une femme qui partage les mêmes centres d’intérêts et en particulier la gastronomie.

Un événement familial et populaire qui attire toutes les générations puisque la plus jeunes des participants avait six ans tandis que, accompagnée des siens, une grand-mère était venue fêter ses 92 printemps.  Fort de cette réussite, le prochain rendez-vous est déjà fixé au dimanche 13 mars 2016.

Frédéric Finot