Château et conte de fée à Estavayer-le-Lac

Anne-Lise et Philippe Glardon misent sur la simplicité et la beauté du lieu. / Photos: © DR

Construit en 1855, le Château de la Corbière, à Estavayer-le-lac, a été transformé en hôtel-restaurant en 2013. Il a aussitôt remporté un grand succès grâce à sa terrasse et son cadre idyllique, pour le grand plaisir de Philippe Glardon, son propriétaire. Interview.

Qu’est-ce qui vous a poussé à ouvrir l’hôtel du Château de la Corbière?
Avec la vue sur le lac de Neuchâtel et le Jura, et en voyant les volumes très importants du bâtiment, nous avons eu, mon épouse et moi-même, un grand coup de foudre pour le domaine. Nous avons donc acheté le château en 2011 et nous l’avons ouvert cet été, après deux ans de rénovations. Le terrain comprend cinq hectares et une grande forêt, dans laquelle vivent des chevreuils et des sangliers. Le cadre est merveilleux. Jusqu’alors, il manquait une infrastructure hôtelière à proximité du lac. Il a aussi fallu un restaurant car il était plus simple pour les clients de rester manger sur place. Gérer une cuisine en plus des chambres n’était en fait pas prévu au départ.

Quelle est l’ambiance de votre établissement?
Nous tenions à enlever l’étiquette de «château» et ouvrir le lieu à tout le monde, c’est pourquoi l’hôtel n’entend pas proposer le même luxe qu’un palace, mais bien être 

empreint d’une simplicité reposante. Les clients viennent précisément pour être au calme, dans un cadre typiquement suisse. C’est ce qu’apprécient les clients suisse-allemands, amoureux du lac de Neuchâtel, comme les clients russes ou italiens. Quant à la cuisine, pour toucher les habitants de la région et les clients de passage, nous avons opté pour des mets de brasserie et une cuisine du marché. Serge Weinberg, le chef fribourgeois, a tout de suite adhéré à ce projet.

Quel genre d’hôteliers êtes-vous?
Nous ne sommes pas des propriétaires qui auraient simplement mis l’hôtel en gestion. Si nous devons servir en salle ou retrousser nos manches, nous le faisons. Il est important de rester alerte. Anne-Lise, ma femme, est traductrice-interprète sinologue, je suis pour ma part assistant social. A la quarantaine, nous avons éprouvé l’un et l’autre l’envie de nous reconvertir. Nous avons alors commencé par tenir des chambres d’hôtes dans le village d’à-côté.

Comment comptez-vous exploiter la nature environnante?
Avec un ami ornithologue, nous pensons aménager une promenade qui expliquerait les oiseaux à tous les citadins. Nous avons en réalité beaucoup d’idées, mais les aménagements se feront étape par étape.

Propos recueillis par
Benjamin Philippe