Culture bio et technologies de dernière génération

Malgré la technologie, le ramassage des pousses se fait à la main. / Photos: © DR

L’entreprise vaudoise Sylvain & Co a inauguré en janvier 17 000 m2 de nouvelles serres bio pour ses salades qui répondent aux critères Bio bourgeon et Demeter.

Basée à Essert-sous-Champvent, près d’Yverdon, Sylvain &Co, une entreprise spécialisée dans les produits maraîchers, a investi 2,5 millions de francs dans de nouvelles serres. Celles-ci inscrivent davantage le domaine bio dans une perspective durable tout en favorisant la culture du rampon et des jeunes pousses, les produits phares de l’entreprise. La production de Sylvain & Co est destinée à 70% à la grande distribution, mais aussi à la restauration et au catering à hauteur de 20%. Les 10% restants vont à l’industrie alimentaire. Pour produire ces plantes dans les meilleures conditions, le contrôle de paramètres tels que l’aération, la luminosité et l’humidité, est indispensable.

L’entreprise a donc mis sur pied, début janvier, des dispositifs techniques pour intervenir à chaque étape de la culture, sauf pour la récolte. Ainsi, les cultures de rampon, mais aussi de batavia, d’épinard et autres tatsoï, sont irriguées avec l’eau de la source du Moulinet, la même qui alimente les canaux d’élevage de la pisciculture d’Yverdon. L’eau est vitalisée avant usage, grâce à un générateur de photons infrarouge et d’électrons, une technique japonaise qui ne fait intervenir aucune source d’énergie extérieure. Quant à l’arrosage – 1920 asperseurs en tout – ils sont fixés au toit et imitent la pluie naturelle. La toiture, en forme de chapelle, est constituée d’un verre sécurisé, semblable à un pare-brise. Conformément à la philosophie de l’entreprise, lauréate du prix suisse de l’éthique 2013, l’ensemble des installations respecte l’environnement. L’ensemble de la production répond aux exigences des labels BIO Bourgeon et de Demeter. Avec ces serres de la dernière génération, l’entreprise, qui emploie 160 collaborateurs, entend jouer un rôle majeur dans l’agriculture durable du canton. Cette volonté est d’ailleurs la raison pour laquelle un hectare du domaine bio est estampillé «surface de compensation écologique» (SEC), pour l’aménagement de biotopes naturels. La première récolte de rampon a eu lieu le 10 janvier.

Arnold Kohler